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Jean-Claude Depoisier : "le maintien de l’emploi passe par l’attribution des marchés aux entreprises locales qualifiées"

Date : vendredi 05 octobre 2012
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Le président de la Fédération régionale du bâtiment insiste sur l’importance de la coopération avec la Région - en matière d’investissements comme de formation professionnelle et d’apprentissage - pour soutenir un pan majeur de l’économie du Languedoc-Roussillon, fragilisé par la crise.

La contraction de l’activité accentue la concurrence, tire les prix à la baisse, assèche les trésoreries et menace l’emploi d’un secteur qui fait travailler 72 000 personnes.

Comment va le bâtiment en Languedoc-Roussillon?

Les entrepreneurs sont inquiets du manque de visibilité et de l'effondrement des carnets de commande, passés de 1 an à 4 mois. Le secteur a porté l’économie régionale durant 10 ans, mais depuis la crise de 2007, la contraction du marché, notamment des logements, se traduit par un recul de l’activité, un tassement de l’emploi en intérim et CDD et une tension sur les prix en baisse de 20 à 30 %.

 Le contexte national de rigueur est défavorable et près de la moitié de l'activité est concentrée sur le Grand Montpellier, ce qui conduit à une forte concurrence, des prix très bas et à la présence de plus en plus forte d’entreprises low-cost.

Ce recul d’activité impacte la santé des entreprises...

Les entreprises rationalisent leur gestion, adaptent leur structure et font le dos rond pour conserver leur noyau dur en terme d’effectifs.

Mais elles ont aujourd’hui des trésoreries exsangues et la sinistralité explose. 542 dépôts de bilans, qui concernent 3 000 salariés, ont été enregistrés entre le 1er avril 2011 et le 31 mars 2012 par la Caisse de Congés payés du Bâtiment et 6 000 emplois ont été perdus depuis 2008.

Pour faire face à la crise, comment la profession travaille-t-elle avec la Région ?

La Région cofinance le logement social, construit et entretient les lycées et les centres de formation d’apprentis. Tout ceci constitue un marché important pour nos entreprises.

La commande publique constitue un palliatif à l’effondrement de la commande privée et permet d’éviter la déstructuration de l’emploi et de la formation.

Les chantiers souvent ambitieux tirent le savoir-faire technique des entreprises vers le haut.
 Notre souhait est que l’attribution de ces marchés, dans le respect du code des marchés publics, se fasse aux entreprises régionales qualifiées, à des prix corrects permettant aux entreprises de continuer à investir, recruter, insérer et former. Une piste est actuellement à l’étude entre la FFB et la Région : comment labelliser des entreprises « Sud de France » à partir de critères que nous sommes en train de définir.

Au-delà de la crise, quels sont les enjeux de la profession ?

Les principaux enjeux restent le renouvellement de la population des salariés, mais aussi des chefs d’entreprises frappés par le papy boom - c’est le sens de l’action Transmibat soutenue par la Région.

Structurellement, le bâtiment doit s’adapter à des mutations remarquables et positives : le défi de la performance énergétique, de la gestion environnementale des chantiers et de l’accessibilité des bâtiments aux personnes à mobilité réduite.

Le chantier de la rénovation énergétique du bâti existant est évalué à 30 milliards d’euros pour les 30 ans à venir, avec les emplois et la formation qui en découlent.

Justement, comment évaluez-vous le chantier de la formation mené avec la Région ?

Nous menons des travaux réguliers avec la Région sur la formation professionnelle notamment au sein de la Commission Paritaire Emploi Formation pilotée par la FFB.

Sur la nécessité absolue d’intégrer un maximum de jeunes, le partenariat entre la profession et la Région est exemplaire grâce à l’apprentissage, qui évolue pour coller davantage aux besoins économiques.

Nous offrons la possibilité aux jeunes du Languedoc-Roussillon de se former en apprentissage du CAP au diplôme d’ingénieurs. Le bâtiment est sans doute un des seuls secteurs où l’on peut encore commencer ouvrier et finir chef de chantier, voire chef d’entreprise.

Pour approfondir le sujet :

  • le site de la Fédération Française du Bâtiment Languedoc-Roussillon,
  • les 5 000 entreprises de la Fédération Française du Bâtiment Languedoc-Roussillon représentent deux tiers du chiffre d’affaires du bâtiment en région et 60 % de la masse salariale,
  • le bâtiment emploie 72 000 actifs en région, dont 60 000 salariés.
  • l'activité du BTP pèse 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 5,5 pour le bâtiment et 1,5 pour les travaux publics.
  • côté formation, 3 800 apprentis et 4 200 jeunes sont en formation BTP sous statuts scolaires.

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